Le Bénin et la Côte d’Ivoire sont les nouveaux pôles d’attraction du capital tech
La carte du capital-risque en Afrique évolue. En 2026, une nouvelle dynamique se dessine : le Bénin et la Côte d’Ivoire captent une part croissante des investissements tech, profitant d’un...
La carte du capital-risque en Afrique évolue. En 2026, une nouvelle dynamique se dessine : le Bénin et la Côte d’Ivoire captent une part croissante des investissements tech, profitant d’un environnement réglementaire stable et d’un contexte monétaire rassurant. À l’inverse, la volatilité persistante du naira nigérian pousse certains investisseurs à diversifier leurs risques vers l’espace francophone.
Au programme
Saviu II : un signal fort pour l’écosystème francophone
Le lancement du fonds Saviu Ventures II marque un tournant stratégique. Soutenu par la Banque africaine de développement (BAD), qui y injecte 6,5 millions d’euros (dont 2 millions en mécanisme de first-loss via l’Union européenne), le fonds cible une vingtaine de startups B2B africaines avec des tickets compris entre 500 000 et 3 millions d’euros.
Fait notable : au moins 60% des engagements seront orientés vers l’Afrique de l’Ouest et du Centre francophone, notamment le Bénin et la Côte d’Ivoire, mais aussi le Sénégal, le Cameroun ou le Togo.
Ce positionnement confirme une tendance déjà observée par des médias spécialisés comme TechCabal : la zone francophone s’impose progressivement comme une alternative crédible aux marchés historiquement dominés par le Nigeria.
FCFA stable vs volatilité du naira : arbitrage stratégique des investisseurs
L’un des facteurs clés derrière ce basculement est monétaire. Les pays de l’UEMOA, dont la Côte d’Ivoire et le Bénin, bénéficient d’un FCFA stable et arrimé à l’euro, offrant une visibilité appréciée par les investisseurs internationaux.
À l’inverse, malgré les réformes de la Banque centrale du Nigeria, le naira reste marqué par de fortes dépréciations récentes et une inflation avoisinant 25% en 2025. Cette instabilité complique la planification financière des startups et des fonds internationaux.
Abidjan et Cotonou ont le vent en poupe
La Abidjan s’impose comme le hub VC francophone le plus structuré, avec une multiplication des incubateurs, fintechs et plateformes B2B régionales. Le Cotonou, de son côté, séduit par la rapidité des agréments fintech et un climat réglementaire pro-innovation.
Au-delà de Saviu II, plusieurs fonds panafricains réévaluent désormais leur exposition géographique. L’Afrique francophone n’est plus perçue comme périphérique, mais comme un espace de stabilité stratégique dans un continent en recomposition économique. Sur le continent africain, 2026 pourrait bien marquer l’année du rééquilibrage régional.



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